Nous avons tous connu ce type de situation : surveiller ses plants pendant des semaines, guettant le moindre changement de couleur… parfois, les tomates restent vertes. Pas de panique ! Cela n’est pas synonyme de maladie de vos plants.
Dans la plupart des cas, ce sont les conditions de culture qui sont en cause : manque de chaleur ou de soleil, sol trop riche en azote, spécificité de la variété plantée, ou tout simplement ralentissement classique de fin de saison. Apprendre par l’observation permet souvent de trouver la solution.
Bonne nouvelle ! Il existe plusieurs façons d’accompagner vos tomates vers la maturité, voire même de tirer parti des tomates restées vertes à l’arrivée de l’automne.
SOMMAIRE
- Le manque de soleil
- Des températures inadaptées
- Trop d’azote dans le sol
- Les variétés de tomates tardives
- Les maladies et le stress du plant
- Comment accélérer naturellement la maturation
- Que faire des tomates vertes en fin de saison ?
- Conclusion
Le manque de soleil
La tomate adore le soleil et demande beaucoup de soleil pour que ses fruits mûrissent convenablement, et deviennent savoureux.
Le manque de soleil pose également souci si les plants sont trop serrés ou noyés sous un feuillage très dense. Ainsi, les grappes de tomates peuvent se retrouver à l’ombre, manquant d’air, impactant ainsi la maturation des fruits. En permaculture, on évoque l’observation des flux : cela signifie que l’air et la lumière doivent pouvoir circuler librement dans votre potager, pour permettre de bonnes conditions pour vos plantations.
Retirer quelques feuilles
Limiter les gourmands
Relever les tiges
Attacher ou repositionner certaines tiges améliore l’exposition au soleil et favorise une bonne circulation de l’air : deux éléments essentiels dans un jardin !
Éviter les tailles trop importantes
Restons dans la douceur : retirer trop de feuilles d’un coup peut fragiliser le plant, surtout par forte chaleur ou en période de sécheresse.
Le saviez-vous ?
La tomate est originaire d’Amérique du Sud, dans des régions chaudes qui ne connaissent pratiquement pas le gel. Dans un climat favorable, un plant de tomate peut vivre… plusieurs années !
Températures trop froides… ou trop chaudes
Comme on l’a vu plus haut, la tomate aime la chaleur. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle apprécie les montagnes russes ! Des nuits fraîches, des journées caniculaires à répétition, un été capricieux… ces paramètres peuvent perturber la maturation des plants.
On peut observer ce ralentissement après une longue période de pluie, ou en toute fin de saison, quand les températures commencent à baisser. Le plant, s’il est un peu déstabilisé, peine à terminer son job.
Pailler le sol
La technique du paillage est centrale dans un potager en permaculture. Le paillage permet de stabiliser la température du sol, d’amortir les écarts de climat entre le jour et la nuit, mais aussi de conserver l’humidité tout en nourrissant progressivement la vie du sol. C’est un allié précieux pour vos tomates, et tous vos plants d’une façon plus générale.
Éviter le stress hydrique
Des arrosages irréguliers fatiguent le plant et ralentissent sa maturation. C’est pourquoi il vaut mieux viser la régularité plutôt que l’abondance.
Récolter les tomates légèrement rosées
En fin de saison, inutile d’attendre que vos tomates soient parfaites : dès qu’elles commencent à rosir, vous pouvez les rentrer afin qu’elles terminent tranquillement leur maturation.
Protéger les plants du froid
Quand les nuits rafraîchissent, la mise en place d’un voile de protection permettra aux derniers fruits de continuer leur maturation, quelques semaines de plus.
L’une des raisons les plus courantes, empêchant le mûrissement des plants de tomates, réside dans la quantité d’azote, pouvant être trop importante. L’excès d’azote pousse le plant à produire énormément de feuilles… mais les tomates, elles, ne mûrissent pas.
Nourrir le sol permet de garantir un équilibre naturel de celui-ci, mais aussi la croissance continue du plant. Un sol vivant apporte ce dont les plants ont besoin.
Arrêter les engrais trop riches en azote
Dès que le feuillage devient très dense, il est important d’arrêter les apports azotés. Ainsi, vous permettrez au plant de se concentrer sur ses fruits, et non sur sa croissance.
Éviter le fumier frais
Le fumier frais peut brusquer la végétation en cours de saison. C’est pourquoi il est préférable d’opter pour un compost bien mûr, intégré en amont.
Favoriser le potassium
Des apports riches en potassium (compost de bois, cendres tamisées, orties compostées…) orientent l’énergie du plant vers la floraison et la maturation des fruits.
Limiter les arrosages excessifs
Trop d’eau favorise une croissance rapide et folle, mais n’agit pas sur la maturation des fruits, surtout en fin de saison.
Certaines variétés sont naturellement plus lentes
En permaculture, les variétés anciennes et locales sont particulièrement appréciées, pour leur résilience, leur saveur… mais aussi car elles sont plus lentes à mûrir. Cœur de bœuf, tomates noires, grosses tomates anciennes, tomates tardives : ces types de tomates demandent plus de temps pour produire.
Les tomates cerises, quant à elles, sont les championnes de la rapidité ! Leurs petits fruits rougissent presque sous vos yeux.
Si vous avez le sentiment que votre plant paraît « en retard », dites-vous que ça n’est peut-être pas le cas ! Il suit juste son propre rythme. Choisir des variétés de tomates adaptées à votre climat et à la durée des saisons sera l’une des premières décisions stratégiques à propre, concernant votre potager. Ce qui fera également toute la différence !
Vous souhaitez en savoir plus ? Consultez notre guide consacré aux variétés de tomates.
Maladies, stress et fatigue du plant
Si vous trouvez que l’un de vos plants de tomate est affaibli, c’est sûrement dû au fait qu’il ait moins de ressources à disposition pour faire mûrir ses fruits. Arrosages irréguliers, excès d’humidité, coup de chaleur, maladie qui s’installe progressivement… de nombreuses causes peuvent rentrer en jeu.
C’est pourquoi l’observation est importante quand on se lance dans son potager. Si vous remarquez que les feuilles jaunissent, que des tâches sombres apparaissent, que la croissance de vos plants ralentit brutalement, ou que vos tomates sont déformées de manière inhabituelle, c’est qu’il est sans doute temps de passer à l’action.
Astuce permaculture
Que faire des tomates vertes
en fin de saison ?
Dans un jardin, rien ne se gaspille et tout se revalorise ! Et les tomates vertes ne font pas exception. Loin d’être une déception, elles permettent de faire de belles préparations et peuvent être utilisées de différentes façons en cuisine : chutneys, confitures, frites… il y a largement de quoi faire.
Certaines peuvent tranquillement mûrir dans votre intérieur, selon leur stade de maturité, posées sur un rebord de fenêtre à température ambiante par exemple.
Questions fréquentes
Pourquoi les tomates restent-elles vertes longtemps ?
Souvent par manque de soleil, en cas de températures trop fraîches ou de variété tardive. Cela est rarement grave, mais surtout signe qu’il faut observer pour comprendre ce qu’il se passe.
Comment accélérer la maturation des tomates ?
Il suffit de retirer quelques feuilles autour des fruits, tout en limitant légèrement l’arrosage. En fin de saison, pincez les nouvelles fleurs pour en concentrer l’énergie sur les fruits déjà formés.
Les tomates peuvent-elles mûrir après récolte ?
Oui ! Une tomate qui commence à rosir peut très bien terminer sa maturation dans votre intérieur, à température ambiante et à l’abri du froid.
Faut-il enlever les feuilles des tomates ?
Avec modération, effectivement. Quelques feuilles retirées autour des grappes suffisent pour améliorer lumière et aération – pas besoin d’en faire plus.
Conseil pratique
les toutes petites tomates encore tardives. Le plant concentrera alors son énergie sur les fruits déjà bien formés – et vos dernières tomates auront beaucoup plus de chances de mûrir
avant les grands froids.
Et si certaines tomates restent vertes malgré tout ? Pas de souci ! Il existe encore plein de façons de les faire mûrir à l’intérieur
ou de les cuisiner avec plaisir, sans rien gaspiller
de votre belle production.
Excès d’azote dans le sol